qui est "kaona" ?

KAONA, un pari un peu risqué

Je m’appelle Emma et j’aime pas trop l’école.


À la sortie du lycée, j'ai tenté la fac. J’ai tenu un mois. Et puis un jour, perdue sur internet, j'ai tapé "métier pour pouvoir voyager et surfer toute l'année". La réponse : graphiste. Sauf que la dernière fois que j'avais dessiné, j'avais 6 ans.


Deux semaines plus tard, je visitais une école de graphisme. Et là, déclic. J'ai su que c'était ça. Je me suis inscrite, j'ai recommencé à dessiner, et depuis je n'ai plus jamais arrêté.


L'école, en revanche, et moi, ça n'a pas vraiment collé. J'ai arrêté en deuxième année, alors même que dessiner était devenu tout ce que j'aimais faire. Je crois juste que je n'ai jamais su composer avec le système scolaire. Mais j'avais une conviction : je n'avais pas besoin d'un diplôme pour réussir à faire ce que j'aimais. Restait à le prouver, à moi-même... autant qu'à mes parents.


J'ai construit un portfolio qui me ressemblait à 100%, et je l'ai envoyé à l'entreprise qui me faisait rêver depuis toujours : Volcom. Deux jours plus tard, ils me rappelaient. Cinq mois de stage ont suivi, les plus beaux mois de ma vie. Un jour, j'ai proposé un de mes dessins au culot pour la collection Youth. Ils ont adoré. Aujourd'hui encore, on le retrouve sur des sweats et des t-shirts, dans tous les shops Volcom.


Voir mes dessins portés par une marque que j'avais toujours idolâtrée, ça a tout changé. J'ai enfin su ce que je voulais vraiment faire : que les gens portent mes dessins. Mélanger graphisme et textile. Créer ma propre marque.


KAONA est né de tout ça. D'une fille pas très sûre d'elle, qui ressent tout un peu trop fort, mais qui se donne à 100% dès que quelque chose la fait vibrer. Chaque design est né d'une émotion bien précise : le sel sur le visage, les pieds écorchés par le sable, le poids du sac à dos, les chutes, les fous rires, les souvenirs qui restent.


Mon ambition pour KAONA ne s'arrête pas à un t-shirt. Je veux construire une vraie ligne de vêtements complète : sweats, pantalons, maillots de bain, couvre-chefs, accessoires. Du kaona pour aller surfer, pour boire des coups, pour faire du skate, pour aller travailler, pour rigoler, pour pleurer. Toutes les occasions sont bonnes pour porter du KAONA.


Et on va y arriver ensemble.